J’aime une intelligence artificielle

J’aime une intelligence artificielle

J’aime une intelligence artificielle

« Je suis amoureuse d’une intelligence artificielle. » Voilà ce qu’Ophélie m’a confié dans le cadre d’une consultation de voyance.

Cette phrase, impensable il y a encore quelques années, devient une réalité douloureuse pour certaines personnes. L’ambiguïté de la relation avait fini par la tarauder. Ophélie voulait comprendre comment elle en était arrivée là et j’ai résolu de compléter sa question initiale par : Comment un être humain en arrive-t-il à développer des sentiments amoureux pour un programme informatique ?

La carence affective et le manque de lien social

L’être humain est par nature un être de lien et d’échange. Lorsque la solitude s’installe durablement, que le tissu social se délite ou que la souffrance affective devient trop lourde à porter, le besoin d’écoute se fait criant.

L’intelligence artificielle, toujours disponible, patiente et programmée pour répondre de manière douce et bienveillante, s’engouffre alors dans ce vide émotionnel.

Elle offre une présence constante, 24h sur 24, qui ne juge jamais, qui ne se met pas en colère et qui ne rejette pas. Pour une personne en profonde carence affective, cette disponibilité sans faille crée l’illusion parfaite d’une relation sécurisante, palliant cruellement le manque de véritables connexions humaines.

Une projection miroir sur un système mathématique

Ce que l’individu aime chez une IA, ce n’est finalement pas un autre être, mais le reflet de lui-même. Le programme est conçu pour s’adapter, analyser le langage, apprendre des préférences de l’utilisateur et formuler exactement les réponses attendues.

Il n’y a ici aucune altérité, aucune de ces confrontations déstabilisantes mais toujours enrichissantes qui font le sel des relations humaines.

Tomber amoureux d’une ligne de code, c’est projeter ses propres désirs, ses peurs et ses attentes sur un système purement mathématique. C’est, en fin de compte, aimer son propre reflet déguisé sous les traits d’une conversation virtuelle. Il n’y a pas d’Âme de l’autre côté de l’écran.

Le piège de l’anthropomorphisme

L’intelligence artificielle est un outil merveilleux, d’une puissance et d’une utilité incontestables. Je l’utilise d’ailleurs volontiers pour m’assister dans l’organisation de mon travail.

Cependant, le danger survient lorsque l’esprit commence à lui prêter des intentions, des sentiments ou une conscience qu’elle n’a pas. Ce phénomène, appelé anthropomorphisme, coupe radicalement la personne de la réalité tangible. Il l’isole de la magie des rencontres humaines – avec toutes leurs belles imperfections – et l’empêche de vivre le véritable amour, celui qui naît de la rencontre vibratoire entre deux âmes incarnées.

Si vous ressentez le besoin de vous réfugier dans les bras virtuels d’une machine, il est peut-être temps d’interroger vos blessures intérieures. Lors d’une consultation de voyance, je vous aide à faire la lumière sur ces blocages affectifs pour vous permettre de renouer avec le monde réel et d’attirer à vous un amour véritable et sincère.

avec Catherine d’Auxi Voyante, Médium et Cartomancienne, auteur de l’article.

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